Un soir de 1934, c'est la gifle de trop. Les colons se révoltent, mettent le feu au centre et 55 d'entre eux passent le mur. Ils seront tous repris très vite, avec l'aide des bellilois (contre une prime de 20 francs) sauf un. Cet évadé, c'est "l'Enragé", "la Teigne" ou Jules Bonneau dont la vie nous est contée par Sorj Chalandon qui y trouve une forte résonance avec sa propre histoire d'enfant maltraité par son père.
Difficile de respirer tranquillement à la lecture de la première partie du livre qui décrit les conditions de vie de cette colonie pénitentiaire. La violence règne mais aussi la bêtise humaine, la peur, la saleté, les conditions de vie difficiles sur l'île. Jules Bonneau rêve de meurtres, les poings serrés, aucune perspective de vie meilleure. Il rencontrera pourtant des gens biens, des "justes", pêcheurs, infirmière, communistes, poète qui l'aideront. La 2ème partie du roman se fait alors plus lumineuse et nous accompagnons l'Enragé vers la liberté et une vie qu'il aura choisie.
Mon fils m'a offert ce livre à Noël, merci à lui, il a bien choisi.
"L'enragé" de Sorj Chalandon- Editions Grasset
Un récit lu cet été et qu'on n'oublie pas.
RépondreSupprimerOui et il permet également d'avoir un point de vue plus éclairé sur les propositions de loi récentes visant à placer en internat éloigné de leur domicile les enfants jugés trop turbulents.
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